Conseiller en ESF

Les diverses fonctions d’un(e) C.E.S.F.

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  Le conseiller ou la conseillère en ESF informe et conseille les individus, les familles, les groupes dans les problèmes de leur vie quotidienne. Il contribue ainsi à prévenir, dans la mesure du possible, l’exclusion sociale sous toutes ses formes.


Son champ de compétences et d’interventions est très large : santé, alimentation, habitat, habillement, gestion d’un budget, consommation, vie sociale et culturelle, sont autant de terrains qui lui permettent d’agir concrètement.


Ses modes d’intervention sont aussi très divers et vont du conseil individuel aux réunions sur des sujets qui touchent à la vie quotidienne en passant par la réception des publics concernés lors de permanences ou des actions de formation continue destinées à des jeunes en difficultés, des chômeurs de longue durée ou même les aides ménagères, les auxiliaires de vie, les travailleuses familiales.


Il participe également, avec d’autres travailleurs sociaux, au développement social des quartiers, collabore à des études de besoins concernant les personnes âgées ou les services de la petite enfance, prend part à la mise en œuvre de projets de développement tels que la création d’une association ou d’une coopérative d’achat.


Ce métier requiert, outre de solides compétences professionnelles, un grand intérêt pour les problèmes sociaux et économiques ainsi que pour les aspects pratiques de la vie quotidienne, un sens affirmé des contacts et de l’écoute, une grande discrétion, un bon équilibre psychologique et une grande ouverture d’esprit.  

Accès à la formation

Cette 3ème année est ouverte aux titulaires du BTS en économie sociale et familiale (ESF) qui subissent une épreuve de sélection comportant une épreuve écrite et une épreuve orale.

Schéma des études

La préparation au DCESF comprend, sur une année, 480 heures de formation théorique et 360 heures de stage pratique. Les enseignements théoriques se répartissent de la manière suivante :

  • sociologie,
  • psychologie et pédagogie,
  • économie,
  • action sociale et familiale,
  • économie sociale et familiale,
  • modes d’intervention du conseiller en économie sociale et familiale.

Bien que cette formule soit peu appliquée, les candidats en situation d’emploi peuvent suivre cette année de formation qui comprend alors 300 heures d’enseignements théoriques et 160 heures de stage. Cette formation s’effectue dans une cinquantaine de centres de formation (liste et adresses sur le site Internet du ministère de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale « Emplois et concours/les métiers du travail social », ci-après). Le diplôme (DCESF) délivré par le ministère de l’Éducation nationale, comporte un examen final qui comprend 3 épreuves :

  • une épreuve écrite,
  • la présentation et la soutenance d’un mémoire,
  • la présentation et la soutenance d’un rapport de stage.

Le DCESF est indispensable pour exercer la fonction de conseiller en ESF. Il donne, par ailleurs, l’équivalence de 3 unités de formation du DEFA (Diplôme d’État relatif aux Fonctions d’Animation).

Poursuite d’études

Les conseillers en économie sociale et familiale peuvent, après 3 années d’expérience professionnelle, préparer le certificat national de compétence aux fonctions de délégué à la tutelle aux prestations sociales, le DSTS (Diplôme Supérieur du Travail Social), le DHEPS (Diplôme des Hautes Etudes en Pratiques Sociales) ou le CAFDES (Certificat d’Aptitude aux Fonctions de Directeur d’Établissement Social). Ils peuvent également s’orienter vers l’enseignement en bénéficiant d’équivalences partielles pour s’inscrire en certaines licences.

Débouchés et carrières

Pour les titulaires du seul BTS, les débouchés sont peu nombreux. Les titulaires du DCESF peuvent, en revanche, trouver des emplois dans des secteurs très divers : environ 60% des 6.800 CESF travaillent dans le secteur privé : mutualité sociale agricole, unions départementales des associations familiales, associations de consommateurs, maisons de jeunes, foyers de jeunes travailleurs, associations d’aide à domicile, d’accueil aux migrants, offices d’HLM, maisons de retraite, centres d’hébergement et de réinsertion, etc.


Les 40% restants travaillent dans le fonction publique hospitalière ou dans la fonction publique territoriale : communes, départements, caisses de sécurité sociale, d’allocations familiales. Dans ces deux derniers cas, ils sont recrutés sur concours.


Après plusieurs années d’expérience professionnelle, ils peuvent accéder à des postes de responsabilité ou d’encadrement, comme ceux de responsable de circonscription d’action sociale ou de conseiller technique dans la fonction publique territoriale.