Les élèves de terminale en option cinéma tournent un Western

Les onze élèves de l’option cinéma du lycée Notre-Dame entrent en action.

La météo ventée de samedi 20 février n’encourageait pas la balade sur le causse Sauveterre, glacial. Heureusement, car le promeneur, du côté des Cheyrouses, aurait été surpris de découvrir un tipi et d’apercevoir une silhouette de cow-boy ou celle d’une indienne. Onze élèves de terminale de l’option cinéma du lycée Notre-Dame de Mende tournent un western, Sang froid, sur le thème de la vengeance.

« Cette année, nous avons 21 élèves en option. Nous avons dû faire deux groupes et nous avons tourné, déjà, le week-end passé, avec les première année un film intimiste sur la maladie d’Alzheimer », explique Bernard Vanel, l’enseignant en charge de l’option. Il supervise le tournage et réalise pour les élèves les photos de plateau qui viendront compléter leur dossier pour le bac.

Cette année, le western était à l’honneur de l’option cinéma et les élèves ont pu découvrir plusieurs films références : Il était une fois dans l’Ouest, la Horde sauvage, Jeremiah Johnson… « Ils ont travaillé sur le code du western et doivent le mettre en pratique. Ils doivent aussi réinvestir des images vues. »

Le groupe a écrit son propre scénario avec un méchant et une indienne vengeresse. Puis, il a fait des repérages, le Sauveterre offrant les paysages sauvages nécessaires, et réécrire quelques détails pour que cela colle. Le choix des acteurs s’est alors précisé : Alexandre O’Donovan, un enseignant, ferait le méchant, une des élèves, Alexia, l’indienne. Deux enfants le petit frère et la sœur.

Les coulisses du Septième art

Clémence, la réalisatrice, après deux jours sur le causse, avoue : « C’est dur de s’organiser, nous ne sommes pas des professionnels. Il faut penser à tout et n’oublier personne. » Avec elle, en permanence, Mia la scripte prend des notes. « Il ne faut rien oublier, surtout ce qui vient après. Je ne pensais pas que c’était aussi dur. »

Ce samedi en début d’après-midi, la scène de l’indienne découvrant son petit frère mort est répétée. La veille, le meurtre a été filmé. Depuis, le ciel s’est couvert et les lumières ont changé. Des difficultés auxquelles se confrontent les lycéens. L’intervenant cinéma, du festival Itinérances d’Alès, Malik Kherdouche, donne les consignes et encourage l’actrice avec bienveillance. « Ce tournage, c’est un cours. Il faut leur apprendre à s’organiser et à respecter ceux qui travaillent le plus, c’est-à-dire les acteurs. Ils arrivent ici en pensant qu’on va s’amuser pendant deux jours. Mais c’est un vrai travail. C’est toujours un pari de les faire tourner ensemble, de mener ce travail collectif. »

À la rentrée des vacances débutera le montage, pour un court-métrage d’une quinzaine de minutes qui sera présenté au bac avec un dossier d’approfondissement et une analyse de séquence de film en lien avec le poste qu’ils auront occupé pendant le tournage. Ces élèves durant les trois années d’option auront découvert les coulisses du Septième Art et appris que sa magie ne sort pas d’un chapeau d’un claquement de doigt. Une expérience qu’ils n’oublieront pas.