Groupe Biblique

Rencontre du groupe bible du lycée (groupe des adultes)

avec Louis Barlet, prêtre à la paroisse de Mende.

Dans quel contexte Marc a-t-il écrit son Évangile ? Quelles étaient ses intentions ?

Des écrits datant de 250 ans de notre ère environ, mentionnent que Marc aurait écrit son manuscrit à Rome en l’an 70 environ. Cela correspond aux temps qui suivirent la persécution de Néron (64). Ayant pour projet de rebâtir Rome dont l’essentiel des constructions sont en bois, il aurait fait réduire en cendres 9 des 14 arrondissements de la capitale. Accusé de ces incendies, il reporte la responsabilité sur les Chrétiens, dont la plupart sont immigrés, originaires d’Orient . La « paroisse » de Rome se trouve donc mal en point à cette époque ; vus d’un mauvais œil par les romains, ils auraient perdu de plus Pierre puis Paul vers 64 et 67 respectivement. On comprend donc aisément que si Marc écrit son Évangile vers 70, c’est dans l’intention de redonner le moral, d’encourager les Chrétiens dont la deuxième génération romaine arrive à terme.

Il est intéressant de savoir que Marc termina son manuscrit par le verset 8 du chapitre 16 : « Elles sortirent alors et s‘enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes et remplies de crainte. Et elles ne dirent rien à personne, parce qu’elles avaient peur ». Les douze versets suivants furent écrits une trentaine d’années après. Cela parait curieux de terminer son Évangile par « parce qu’elles avaient peur ». Mais c’est un message directement adressé à la communauté des Chrétiens de Rome qui souffre des persécutions, souvent contrainte au silence, à la discrétion, à la prudence.

Marc redonne alors espoir : malgré le silence, Jésus est là ! Et le livre qu’il leur laisse est lui-même un « feu d’artifice d’Espérance », une vérité qui subsistera, qui se transmettra.

Note : Les 3 autres Évangélistes auraient écrit leur manuscrit plus tard : autour des années 80 pour Luc et Matthieu, et 90 pour Jean, même si dès les années 50 des récits ont déjà été relatés par écrits.


 

Au sujet du diable ! Il est fréquent que Jésus soit confronté à un esprit mauvais dans les récits de Marc (1-21 ; 5-1 ; 8-33)

Tout d’abord, il est difficile de relater des événements « frontières » entre l’humain et le surnaturel, que ce soit au sujet du diable ou de Dieu ! Il est donc difficile d’aborder la question. Lorsque Jésus part au désert, où il sera tenté par l’esprit mauvais, il traduit la volonté qu’il chemine à la rencontre de l’humanité, qu’il s’engage dans une solidarité totale avec l’Homme. Jésus ne cesse de créer le dialogue, des rencontres. Au contraire, un esprit mauvais qui rend sourd, muet, fou ou qui fait dire n’importe quoi, cherche à couper la relation entre les hommes, crée une rupture de communication, entrave la fraternité. L’esprit mauvais est l’adversaire de l’engagement de Jésus dans l’humanité.

On identifie souvent l’esprit mauvais au diable. Existe-t-il vraiment ou pas ?
Difficile de répondre ! Le langage évolue en 2000 ans. Est-ce que les auteurs de l’époque procédèrent à une figure de style, courante en littérature, consistant à personnifier le mal ?
Le mal dans notre monde est bel est bien présent. Faut-il rappeler que le 20ème siècle fut le plus meurtrier de l’Histoire ? Il est donc naturel de se demander s’il y a quelqu’un derrière…
Toujours est-il que la tradition chrétienne accorde l’existence du diable autour du 4ème, 5ème siècle (il faudrait chercher auprès des écrits des conciles de cette époque si l’Église le définit et comment.)

Finissons sur l’engagement de Jésus : à trois reprises il s’engage auprès de l’humanité par :
– Le pain
– Le refus du royaume que Satan lui offre. Poussé près du vide, Satan propose à Jésus un royaume en souverain tout puissant. En refusant de s’évader, Jésus choisit de passer par la mort comme tout homme.


 

Pourquoi 2 récits de la multiplication des pains (chapitre 6 et 8) ?

Les dix premières années après la vie terrestre de Jésus, les récits évangéliques se sont transmis oralement, et cela sans en diminuer le teneur, tant on sait que la transmission orale à l’époque était un mode sûr. Ces récits ont donc « travaillé » oralement à travers le vécu des Chrétiens : d’une part, via les 12 apôtres (de culture juive de Palestine), et d’autre part, via les 7 hommes (de culture grecque, dont Étienne) que les 12 apôtres ont institués dans le chapitre 6 des actes des apôtres.

On pourrait ainsi penser qu’il n’y eut qu’une multiplication des pains contée deux groupes différents, l’un grec, l’autre ancestral. On lit alors un sens plus profond aux 7 corbeilles de pain.

Note: « Les 12 apôtres et les sept » se sont tournés vers le païens donnant naissance à la branche pagano-chrétienne à laquelle nous sommes affiliés.

Compte rendu par Benoît Orlhac

Au-delà des rencontres centrées directement sur la BIBLE, nous avons organisé des petits débats, les sujets étant proposés par les jeunes, l’animateur ou l’actualité.

Il est un peu difficile de retraduire ce qui peut se dire au cours de ces discussions. Mais on peut évoquer au moins deux sujets.

La première de ces rencontres consistait à choisir au hasard une question qui était lue et déposée sur la table. Le jeune qui se sentait prêt à répondre à cette question prenait la parole et s’exprimait dans les limites de ce qu’il souhaitait.

Cela se passe dans le silence. La personne qui parle ne reçoit pas de commentaires ni questions. C’est uniquement sur son acceptation qu’on pouvait poser une question.

Voici les questions :

Comment vas-tu ?
Est-ce que tu t’aimes ?
Qu’est-ce qui te tient à cœur ?
Pourquoi te sens-tu si seul ?
Pourquoi pleures-tu ?
De quoi as-tu peur ?
Que cherches-tu ?
Pourquoi doutes-tu ?
Qu’est-ce qui te bloque ?
De quoi as-tu vraiment besoin pour vivre ?
Quels sont tes soucis ?
Qu’est-ce qui te rend heureux ?
As-tu déjà demandé cela à quelqu’un ?
Pourquoi ?
A qui voudrais-tu poser cette question ?
Dans quelle situation poserais-tu cette question ?
Explique.
Pourquoi ne demanderas–tu jamais cela à quelqu’un ?
A quel(s) moment(s) aimerais-tu ou aurais-tu aimé qu’on te demande cela ?
De la part de qui aimerais-tu entendre cette question ?
Quelle serait ta réaction à cette question ? Pourquoi ?
Une autre rencontre a permis de réfléchir ensemble sur le mot AMOUR, mot utilisé très fréquemment pour désigner ou qualifier de multiples choses.
Mais pour nous, que mettons-nous sous ce mot ?

 

Rencontre du groupe BIBLE du 4 mai 2009

« La Tentation au désert » (Luc, chap4 versets 1 à 13)

Jésus, rempli d’ Esprit Saint, revint du Jourdain et il était mené par l’Esprit à travers le désert durant quarante jours, tenté par le diable. Il ne mangea rien en ces jours là et, quand ils furent écoulés, il eut faim. Le diable lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, dis à cette pierre qu’elle devienne du pain ». Et Jésus lui répondit : « Il est écrit : « Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme ».

L’emmenant plus haut le diable lui monta en un instant tous les royaumes de l’univers et lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car elle m’a été livrée, et je la donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, elle t’appartiendra tout entière. » Et Jésus lui dit : « Il est écrit : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et à lui seul tu rendras un culte ».

Puis il le mena à Jérusalem, le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas car il est écrit :
Il donnera pour toi des ordres à ses anges, afin qu’ils te gardent.

Et encore :

Sur leurs mains ils te porteront de peur que tu ne heurtes du pied quelque pierre. »
Mais Jésus lui répondit : «Il est dit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu. »
Ayant ainsi épuisé toute tentation, le diable s’éloigna de lui jusqu’au moment favorable.
Ce texte a été choisi par l’élève « car il est bien en lien avec la vie, par exemple la tentation ! »
On voulait dire par là que dans la vie quotidienne, on a des tentations.
Mais est-ce positif ou négatif, la tentation ?
On peut se laisser tenter et « se faire avoir », c’est une espérance finalement négative !
« Ça peut rendre méfiant »
« Ça fait avancer ». Et en parlant de Jésus : « C’est positif pour Jésus car il a progressé puisqu’il a résisté au diable.
Le diable qui est très malin car il situe immédiatement Jésus dans sa personne divine « Fils de Dieu » et sa mission.

La tentation peut nous entraîner à prendre des positions qui nous font sortir de nous-mêmes. Il faut donc savoir rester soi-même, quitte à ce que parfois cela nous mette en marge des autres parce qu’on n’a pas choisi le comportement de la majorité.

Mais il est vrai qu’à certains moments, on cède par facilité, pour avoir la paix !

Rencontre du groupe BIBLE du 9 mars 2009

(Luc 12, vv18 à 27)

Alors viennent à lui des Sadducéens -de ces gens qui disent qu’il n’y a pas de résurrection- et ils l’interrogeaient en disant : « Maître, Moïse a écrit pour nous : « Si quelqu’un a un frère qui meurt en laissant une femme sans enfants, que ce frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère. » Il y avait sept frères. Le premier prit femme et mourut sans laisser de postérité. Le second prit la femme et mourut aussi sans laisser de postérité, et de même le troisième ; et aucun des sept ne laissa de postérité. Après eux tous, la femme mourut aussi. A la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle la femme? Car les sept l’auront eue pour femme. »

Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas dans l’erreur en ne connaissant ni les Écritures ni la puissance de Dieu ? Car, lorsqu’ on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme des anges dans les cieux. Quant au fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le Livre de Moïse, au passage du Buisson, comment Dieu lui a dit : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ? Il n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants. Vous êtes grandement dans l’erreur ! »

On retrouve à nouveau cette situation où des gens tentent de mettre Jésus en difficulté. Cette fois, il s’agit des Sadducéens (à d’autres occasions, ce sont les Pharisiens). Et Luc précise que ces gens ne croient pas à la résurrection. 2000 ans après, on trouve un sondage dans lequel un pourcentage important de personnes se disant catholiques pratiquants disent ne pas croire à la résurrection ! ST Paul nous redit que s’il n’y a pas la résurrection, notre foi est vaine.

C’est donc Jésus « qui donne la bonne réponse » à cette question-piège en nous disant comment sera notre vie plus tard, après notre mort, sans toutefois entrer dans les détails. Ceux-là qui nous intéresseraient tant !

Jésus nous dit que notre vie sera d’un tout autre niveau, bien au-delà de nos images humaines.
Un jeune faisait remarquer aussi que certains se disent croyants uniquement à cause de la résurrection. Quelque part ils n’ont pas choisi Dieu pour lui-même.
Quelqu’un aussi a dit que la mort était un « passage ». Cela nous conduit d’emblée à Pâques où Jésus nous fait « passer » de la mort à la vie. Ca nous rappelle aussi notre baptême qui est aussi un passage.
Et la question revient : comment voulons-nous vivre pour être dans la mouvance de Jésus ? Le Carême est ce temps qui nous permet d’y réfléchir

Rencontre du groupe BIBLE du 2 mars 2009

Première Annonce de la Passion (LUC, chapitre 9, versets 22 et suivants)

« Le Fils de l’homme, dit-il, doit souffrir beaucoup, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter. »

Et il disait à tous : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera. Que sert donc à l’homme de gagner l’univers entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles, de celui-là le Fils de l’homme rougira, lorsqu’il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des saints anges. »

Il a été souligné que Jésus s’intéresse vraiment à l’homme, qu’il veut qu’il soit sauvé. Il sait pardonner. Mais pardonner quoi, sauver de quoi ?

La vraie vie, c’est de reconnaître Jésus et essayer de le suivre, de vivre d’une vie nouvelle qui ne nous retranche pas du monde car nous sommes appelés à pousser à fond notre vie ‘hommes.

Jésus veut nous dire peut-être la vie qui sera sauvée, c’est celle qui est ouverte aux autres, où l’autre devient vraiment mon frère et pas un concurrent qui risquerait de me voler ma place. C’est arrêter de vivre dans l’égoïsme complet.

Il faut s’engager vis-à-vis de Jésus. On ne peut pas rester neutre.

Rencontre du groupe BIBLE du 23 février 2009

Entrant dans le temps de Carême, par le mercredi des Cendres, nous avons voulu prendre du temps pour réfléchir sur ce moment important pour les chrétiens.

Nous avons commencé par travailler sur des listes de mots correspondant à chaque lettre du mot Carême. Le but étant de faire ressortir les mots qui exprimaient le mieux notre vision personnelle du Carême. Voici les mots les plus souvent cités : changement, chercher, croire, charité, cœur, célébration, aumône, avenir, accueil, acte, renaissance, résurrection, rencontre, Église, Évangile, Eucharistie, écouter, mercredi des Cendres, méditation, équilibre, entraide, s’enrichir, s’épauler, encourager, mémoire.

A partir de là, nous avons essayé de tracer quelques lignes pour nous faire avancer :

Ce temps est bien là pour nous aider à accueillir la Résurrection de Jésus, à Pâques. Résurrection qui aussi la nôtre, mais dès maintenant car Jésus nous permet de vivre d’une autre manière où c’est l’amour, la solidarité, la confiance dans l’autre qui conduisent nos actions et nos comportements habituels.

Nous sommes invités à nous convertir, à changer notre regard sur les autres , mais aussi accueillir le regard de Jésus sur nous, qui nous invite à voir l’autre comme un frère (mais pas seulement intellectuellement, notre péché mignon !).

La cendre symbolise le fait que notre vie n’est pas que mortelle, et qu’il faut chercher, « les choses d’en haut » comme nous le rappelle St Paul.

Cela veut dire aussi qu’il y a des choses en nous à brûler pour pouvoir vivre vraiment.

Et que pour cela, nous avons besoin d’entraînement, de conversion.

A chacun de nous, au-delà des propositions communautaires de type ecclésial (Bol de riz…) de trouver l’effort à fournir quelque part dans notre vie où nous sommes déficients vis-à-vis des autres (parler à quelqu’un que j’ignore habituellement, renouer un contact…). Cela n’a rien à voir avec une souffrance choisie pour le plaisir : « plus on souffre, mieux on avance ! (idée fausse souvent répandue !)

Rencontre du groupe BIBLE du 2 février 2009

« JÉSUS EST PRÉSENT DANS LE TEMPLE » (Luc2, 22-35)

Puis vint le moment pour Joseph et Marie d’accomplir la cérémonie de purification qu’ordonne la loi de Moïse, Ils amenèrent alors l’enfant au temple de Jérusalem pour le présenter au Seigneur, car il est écrit dans la loi du Seigneur: « Tout garçon premier-né sera mis à part pour le Seigneur » Ils devaient aussi offrir le sacrifice que demande la même loi, « une paire de tourterelles ou de deux pigeons »,

Il y avait alors à Jérusalem un certain Siméon, Cet homme était droit; il respectait Dieu et attendait celui qui devait sauver Israël.

Le Saint-Esprit était avec lui et lui avait appris qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie envoyé par le Seigneur. Guidé par l’Esprit, Siméon alla dans le temple. Quand les parents de Jésus amenèrent leur petit enfant afin d’accomplir pour lui ce que demandait la loi, Siméon le prit dans ses bras et remercia Dieu en disant: « Maintenant, Seigneur, tu as réalisé ta promesse: tu peux laisser ton serviteur mourir en paix, Car j’ai vu de mes propres yeux ton salut, ce salut que tu as préparé devant tous les peuples: c’est la lumière qui te fera connaître aux nations du monde et qui sera la gloire d’Israël ton peuple,

Le père et la mère de Jésus étaient tout étonnés de ce que Siméon Disait de lui, Siméon les bénit et dit à Marie, la mère de Jésus: « Dieu a destiné cet enfant à causer la chute ou le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de Dieu auquel les gens s’opposeront, et il mettra ainsi en pleine lumière les pensées cachées dans le coeur de beaucoup. Quant à toi, Marie, la douleur te transpercera l’âme comme une épée. »

Quelques réflexions du groupe

  • Ce texte a été choisi parce que ce jour là, c’était la Présentation de Jésus au Temple.
  • On a pu ainsi se rappeler que Jésus a été homme à part entière, qu’il est né Juif et qu’il s’est soumis aux prescriptions de la loi de Moïse. On a rappelé brièvement l’histoire du Peuple Hébreux que Dieu s’était choisi à l’origine pour se faire connaître de l’homme et entamer un dialogue dans la fidélité.
  • Ceci, étant donné que nous avions des nouveaux élèves à cette rencontre et que les jeunes sont à des moments différents dans leur recherche.
  • Comme pour les juifs, notre Dieu est le Dieu d’Abraham qui a cru à la promesse de Dieu, qui a fait confiance.
  • Il est fait référence plusieurs fois à l’Esprit-Saint qui est l’Esprit de Jésus qui est en nous car Jésus, bien que ressuscité, n’est plus présent comme auparavant. Mais il n’a pas voulu nous laisser seuls : « Je vous enverrai mon Esprit ».
  • On a réfléchi sur une phrase un peu obscure à première vue : « Il sera un signe de Dieu auquel les gens s’opposeront… »
  • On a pensé que cela voulait dire que vis-à-vis de Jésus, il faut s’engager, prendre position : je veux vivre de sa vie ou je veux l’ignorer. Je ne peux pas me contenter d’une vague croyance comme si Dieu n’était qu’une idée.

Rencontre du groupe BIBLE du 5 janvier 2009

( Luc, chapitre 2, versets 1 et suivants)

« En ce temps là, l’empereur Auguste donna l’ordre de recenser tous les habitants de l’empire romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, dans sa ville d’origine. Joseph partit, lui aussi, de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ;en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s’ y faire enregistrer avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient à Jérusalem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’ y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.

Dans cette même région, il y avaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. Un ange du Seigneur apparut et la gloire du Seigneur les entoura de lumière. Mais l’ange leur dit : « N’ayez pas peur, car je vous apporte une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un Sauveur ; c’est le Christ, le Seigneur. ET VOICI LE SIGNE QUI VOUS FERA LE RECONNAITRE : VOUS TROUVEREZ UN PETIT ENFANT ENVELOPPE DE LANGES ET COUCHE DANS UNE CRECHE. »

[…] Lorsque les anges les eurent quittés, les bergers se dirent les uns aux autres : »Allons donc jusqu’à Bethléem : il faut que nous voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître ».

[…] Puis les bergers prirent le chemin du retour. Ils célébraient la grandeur de Dieu et le louaient pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu …

Quelques réflexions du groupe

  • « Elle l’enveloppa de langes » : remarque banale, à première vue, et pourtant importante parce qu’elle montre que Dieu a voulu aller jusqu’au bout pour rencontrer l’homme : il a commencé sa vie terrestre comme tout bébé qui a besoin d’être entouré, protégé. Quelqu’un qui est faible et qui a besoin de soins !
  • Si on ajoute le fait que la naissance a lieu dans une étable, ça donne une drôle d’idée du SAUVEUR DU MONDE : tout cela est-il bien raisonnable et donc digne de foi et de croyance ?
  • Mieux encore : les premières personnes conviées par l’ange de Dieu, c’est- à dire son envoyé, ce sont des bergers : pas du beau linge ayant fait études et ayant pignon sur rue !
  • Cela nous rassure : le Royaume que Dieu proposer à l’homme n’a rien à voir avec nos idées simplement humaines. Il attend plus de nous.
  • Et ce sont les bergers qui sont chargés d’aller annoncer aux autres cette grande naissance qui va bouleverser l’avenir de l’humanité. Enfin, si on veut y croire, c’est-à-dire si on accepte que Jésus entre dans notre vie comme il est entré dans celle des bergers qui « louaient Dieu ».

Rencontre du groupe BIBLE : lundi 24 novembre 2008

QUI EST LE PLUS GRAND ? (Luc, Chap.9, versets 46 à 48)

Les disciples se mirent à discuter pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand.

Jésus se rendit compte de ce qu’ils pensaient. Il prit alors un enfant, le plaça auprès de lui, et leur dit : « Celui qui reçoit cet enfant par amour pour moi, me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit aussi celui qui m’a envoyé.

Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est lui qui est le plus grand. »

Quelques réflexions du groupe

L’élève qui a choisi ce texte voulait prolonger la réflexion que nous avions eue précédemment à propos d’un autre texte de ST LUC (chap. 18, versets 9 et suivants).

Il était déjà question de ceux qui aiment se valoriser, qui abaissent les autres, se croyant plus intelligents, plus riches, plus cultivés…Au temps de Jésus, c’était le cas des Pharisiens qui respectaient parfaitement la Loi, en y ajoutant même des articles supplémentaires et méprisaient les Publicains, qui souvent étaient collecteurs d’impôts pour le compte des romains qui gouvernaient la Palestine Ils étaient donc des traîtres !

Et pourtant, c’est chez Zaché que Jésus a voulu aller. C’est Matthieu (Lévi) qui était collecteur d’impôts que Jésus a appelé à le suivre !

Et ce soir, la discussion a encore abordé ces questions. Les jeunes ont beaucoup parlé du regard, des paroles des autres qui abaissent, qui finissent par donner des complexes.

C’est, par exemple, quand les parents font comprendre à l‘enfant qu’il n’était pas voulu. Tant mieux si après, l’enfant est bien accueilli !

Certains ont parlé aussi d’expériences un peu difficiles avec des professeurs qui leur ont fait comprendre qu’ils étaient un peu «nuls » et qu’ils ne progresseraient jamais.

On a dit que ce n’était pas celui qui s’imagine le plus grand, qu’il l’est aux yeux de DIEU.

Mais il ne faut pas non plus se sous-estimer volontairement pour se faire estimer des autres, attendant que les autres disent : « mais non, tu n’es pas si nul que cela » alors qu’ils le pensent !

On a aussi beaucoup parlé du manque de confiance qu’on peut avoir en soi et qui bloque tout.

La foi, c’est important parce que cela permet de garder quand même confiance.

Et là aussi, on découvre que Jésus, lui, fait confiance. Il ne juge personne inférieur. Il ne bloque pas quelqu’un dans sa faute, par exemple. On a évoqué l’apôtre Pierre qui a trahi Jésus mais qui a quand même gardé la confiance e Jésus puisqu’il est devenu en quelque sorte le premier pape. A l’inverse, Judas n’a pas cru que Jésus pouvait lui pardonner et le remettre debout.

Où en sommes-nous dans notre regard sur les autres ?

Rencontre du groupe BIBLE : lundi 13 octobre 2008

Jésus guérit un homme aveugle de naissance (Jean, versets 1 à 12)

En chemin, Jésus vit un homme qui était aveugle de naissance. Ses disciples lui demandèrent : « Maître, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? : à cause de son propre péché ou à cause du péché de ses parents ? »

Jésus répondit : « Ce n’est pas à cause de son péché ni à cause du péché de ses parents. Il est aveugle pour que l’œuvre de Dieu puisse se manifester en lui. Pendant qu’il fait jour, nous devons accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé. La nuit s’approche, où personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde ».

Après avoir dit ces mots, Jésus cracha par terre et fit un peu de boue avec sa salive ; il frotta les yeux de l’aveugle avec cette boue et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé ; » – Ce nom signifie : « Envoyé ».-

L’aveugle y alla, se lava la figure et, quand il revint, il voyait !

Ses voisins et ceux qui l’avaient vu mendier auparavant demandaient : « N’est-ce pas cet homme qui se tenait assis pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui ». D’autres disaient : « Non, ce n’est pas lui, mais il lui ressemble. »

Et l’homme disait : « C’est bien moi. » Ils lui demandèrent : « Comment donc tes yeux ont-ils été guéris ? » Il répondit : « L’homme appelé Jésus a fait un peu de boue, il a frotté mes yeux et m’a dit : « Va à Siloé te laver la figure. »

J’y suis allé et, après m’être lavé, je voyais ! » Ils lui demandèrent : « Où est cet homme ? »-« Je ne sais pas », répondit-il.

Quelques réflexions du groupe

  • L’élève qui avait choisi ce texte a dit : « je l’ai choisi parce que je le trouve beau ».
  • Dieu n’est pas sur un nuage. IL AGIT par Jésus. Cela fait penser au sacrement
  • Jésus fait ce qu’il dit. Sa parole est efficace.
  • La salive, ça fait penser au baptême : la salive, comme l’eau, lave et fait entrer dans la vie de Dieu et la communauté.
  • Siloé veut dire « Envoyé ». Le baptême aussi nous envoie annoncer la vie de Dieu.
  • L’aveugle voit sans voir ! Il ne voit pas quand il va à la piscine pour se laver. Sans doute était-il aidé par d’autres personnes. Nous aussi nous devons être à côté de celui qui n’est pas dans le bon chemin pour l’aider à retrouver le bon sens !
  • L’aveugle va finir par découvrir qui est vraiment Jésus alors que nous nous ne voyons pas vraiment.
  • On a aussi parlé de Lourdes où on découvre des personnes handicapées qui ont su trouver Jésus et lui faire confiance.